Chronique de mes envies

Puisque la période est assez frustrante, j’ai décidé de coucher sur le papier 2.0 (n’est-ce pas l’expression de tous ces vieux qui veulent moderniser leurs idées recyclées ?) toutes mes envies inassouvies pour les exorciser. En temps normal, je suis déjà quelqu’un qui a toujours envie de faire quelque chose alors, en ce moment, la période est une espèce d’exhausteur d’envies. Ça part dans tous les sens, du plus facile à mettre en place au plus farfelu, du plus en adéquation avec ma personnalité au plus fantasque quand on me connaît. Et comme la plupart n’est pas possible et que l’autre partie est tuée dans l’œuf par le manque de motivation qui s’abat chaque soir sur mon cerveau à 18H, j’ai naïvement pensé que de les écrire serait déjà une bonne chose de faite. C’est parti !

J’ai envie de faire la fête et de porter des paillettes. Rien ne devrait jamais empêcher personne de porter des paillettes à n’importe quel moment de la journée, de la semaine ou de l’année (sauf au nouvel an, c’est bien trop attendu…). Donc, je pourrais en mettre mais ce dont j’ai surtout envie, c’est de ce petit moment rien qu’à moi avant une soirée où je me prépare, choisis une tenue, où j’hésite sur les paillettes ou non, les talons ou non, la jupe ou non…

Dans la même veine, j’ai envie de boire des verres dans un bar. Et n’importe quel bar du moment qu’il est plein d’autres gens. J’ai autant envie de la petite bière en terrasse du bar de mon quartier (dans lequel je n’aurais jamais mis les pieds si la terrasse n’était pas si cool mais où désormais le serveur et moi nous tutoyons et nous appelons par nos prénoms) que du bar parisien un peu snob où tout le monde se rue parce qu’on a tous vu la même publication instagram. Il y a du monde, on fait la queue et on stresse de se faire recaler (la plus grande hérésie selon moi : on est quand même prêt à payer et on pourrait nous recaler… le masochisme de la tendance), on est trop serré et on y paie un verre le prix d’un menu entrée-plat-dessert-café dans n’importe quel resto de province bien moins prétentieux mais je m’en fous : mon PEL pour un cocktail !

J’ai envie de pouvoir à nouveau cocher des cases sur ma liste de voyages à faire. Globalement, j’ai toujours envie de voyager et j’ai la chance d’avoir déjà goûté au plaisir de s’évader pendant des week-ends ou des semaines. Mais là, alors que mon périmètre se limite à mon appart et mon bureau, j’ai envie de grands horizons, de départs en avion… Ce qui n’arrange rien, c’est tout ce temps que je passe sur des blogs de voyages, devant Echappées Belles qui me donne envie de partir partout avec eux, devant les publications de photos du bout du monde… Donc rien de coché sur cette liste qui était déjà longue, mais surtout de nouveaux spots qui s’y ajoutent. Afrique du Sud, Ecosse, Turquie ou Slovénie, je veux juste partir. Je serais même prête à dire oui à l’Islande (ceux qui me connaissent prendront la mesure de mon état avec cette phrase. Les autres : oui je sais, c’est le plus beau de vos voyages ou en haut de votre liste, c’est un pays incroyable, on est seul face à l’immensité, blablabla. N’essayez pas de me convaincre et réjouissez-vous plutôt, je ne serai pas celle qui gâchera votre expérience de « man vs wild »)

J’ai aussi envie d’apprendre autre chose, quelque chose qui m’extirperait de mon plaid. Krav-maga, allemand, couture ou pole-dance, je suis prête à mettre mon nom sur toutes les listes du forum des associations. Pour certaines de ces envies, je sais, je pourrais profiter de n’avoir littéralement rien d’autre à faire mais… flemme ! Mon plaid a un vrai pouvoir je crois.

J’ai aussi envie d’être une de ces nanas capables de se reprendre parfaitement en main : yoga le matin et graines germées au déjeuner. Une des ces filles si énervantes qui te dit « non mais c’est même pas une privation, je n’ai jamais aimé manger quoi que ce soit qui n’ait pas une vraie valeur nutritive, je ne suis pas attirée par la junk food ». Bon, avouons-le, c’est par pure jalousie, je rêve d’ailleurs de lui enfoncer des morceaux de raclette dans le fond du gosier mais une partie de moi l’envie quand même. Je ne suis pas certaine de me mettre au yoga demain matin (étonnant pour quelqu’un qui écrit quelques lignes au-dessus qu’elle veut apprendre le krav-maga) mais ce côté contrôle total de son corps et de son esprit me plaît. (Et oui, je suis consciente de l’incompatibilité de ce paragraphe avec celui du bar)

Je suis pleine d’envies contradictoires aussi. Par exemple, j’ai autant envie de lâcher les écrans et de finir la pile de livres reçus à Noël que de découvrir le catalogue OCS en entier. Je voudrais profiter de la période pour travailler encore plus, m’avancer, faire ce que je n’ai jamais le temps de faire mais j’ai aussi envie de couper mes mails et glander en pyjama toute la journée à parier sur la goutte d’eau qui atteindra la première le bas de la baie vitrée. J’ai envie de me mettre à la course pour atteindre un objectif en fin d’année mais j’ai aussi très envie de rester au chaud.

Bref, des envies en veux-tu en voilà, mais une motivation à l’encéphalogramme d’un candidat de télé-réalité… Un mois de janvier en somme ! (avec quelques restrictions supplémentaires) Et si je pensais que d’écrire calmerait ces envies, je me rends compte que c’est tout l’inverse qui s’est passé…

Sur ce, je vous laisse, y a Echappées Belles sur Pontault-Combault qui commence, je ne voudrais pas louper ça !

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