Chronique chanceuse

Cette semaine, lors de rendez-vous pro, j’ai eu une révélation. Enfin, pas vraiment une révélation mais plutôt, j’ai pris conscience de quelque chose que je savais déjà mais sans l’avoir vraiment exprimé à voix haute. C’est dingue d’ailleurs comme tout paraît plus réel une fois que tu l’as entendu. Donc, oui, cette semaine, j’ai pris conscience, parce que je l’ai dit à voix haute, du fait que :  j’avais de la chance.

Ça a commencé par ces rendez-vous pros hyper constructifs et intéressants qui font autant plaisir que réfléchir. Sortie de là, j’en parle avec mon acolyte professionnelle (comme d’habitude) et là, épiphanie sur mon ordi, je me rends compte que j’ai de la chance. Et comme d’habitude, une fois que tu commences à réaliser quelque chose de ce genre, tu enfiles tes lunettes hyper subjectives et tu ne t’intéresses plus qu’à ce même sujet.

Alors, je ne vais pas faire la fille qui explique à quel point sa vie est géniale sur tous les grands aspects (pro, perso, famille, amis, santé…) parce que ce n’est pas si drôle à raconter (même si, amis & famille, sachez que je mesure vraiment la chance que j’ai de vous avoir, pardon d’avoir dit que vous n’étiez pas drôles). Mais, j’avais envie d’arrêter d’être cynique un peu et me poser sur tous ces petits détails qui font que « je chante la vie, je danse la vie ». Rien que le fait que les plus grandes parties de ma vie me permettent de me poser sur le fait que plein de petits moments sont une chance est une chance en soi. (pas simple à suivre, je l’avoue…)

Par exemple, j’habite pas loin de ce que beaucoup de gens dans le monde pensent être la plus belle ville du monde. Il suffit de lever la tête (en ayant vérifié, avant, où tu mettais les pieds) et tu peux te croire dans un épisode d’Emily in Paris. Des terrasses, des parcs, des musées (où tu ne vas que 3 fois par an, mais tu sais qu’ils sont là si ça te dit), du style et de la classe. Et en même temps, je n’y vis pas : ce qui fait que je peux avoir un appart avec une surface convenable à un étage où je peux apprécier les couchers de soleil.

Là-dessus aussi, j’ai de la chance. Il semblerait, selon mon colocataire préféré, que je sois « sensible » aux couleurs du ciel (alors qu’il n’y a rien de plus normal que de mettre pause sur un film pour apprécier 2 secondes les couleurs d’un coucher de soleil, ou les formes des nuages…). Et comme j’habite un appartement assez haut et sans vis-à-vis, je peux en voir tous les soirs : Chance ! Et le fait que je puisse avoir le temps de m’extasier, de prendre le temps pour ce que les poètes appellent « contempler » (quand, en vrai, il s’agit plus de glander), c’est aussi à prendre en compte.

Sur mon physique, aussi, j’ai de la chance. Attention, je ne suis pas dans la catégorie des Angels de Victoria’s Secret (et pas seulement parce que le concept est tellement dépassé qu’ils ont dû l’abandonner) mais j’ai quand même de la chance. Je peux prendre le métro sans que mon nez ne soit à hauteur d’aisselles, je peux aller dans n’importe quel magasin de vêtements et trouver des choses à ma taille (je n’ai pas dit que je portais n’importe quoi mais si je voulais, je pourrais), et je me sens assez mature pour n’en avoir rien à faire de savoir si ma coupe de cheveux plait ou pas à des gens à qui je n’ai pas demandé leur avis.

Sur le fait d’être un bisounours aussi, je me sens assez vernie. Je pense que je suis lucide sur plein de choses, qui me concernent ou pas, que je suis assez intelligente pour ne pas me sentir larguée dans les 1eres minutes d’un débat mais je sais aussi que je suis un bisounours sur plein de sujets. (Et non, ce n’est pas incompatible avec le fait d’être cynique). Par exemple, j’ai du mal à imaginer que les gens que j’aime puissent être mauvais ou méchants. Et je ne dis pas que c’est le cas, mais quand on me dit « tu crois pas que lui, il a déjà trompé sa copine », si j’aime bien le mec en question, je ne vais tout simplement pas réussir à l’envisager. Et je me dis que c’est une chance parce que mon cerveau, pas programmé pour envisager le pire, me laisse une part d’illusions. Donc que je me sens plutôt bien dans ma tête. (et juste pour préciser à l’attention des copines qui liraient : ce n’est qu’un exemple. Personne ne m’a demandé ça sur vos mecs.)

Bref, je me rends bien compte que cet article ne sera pas le plus incisif, qu’on va peut-être même se demander si je n’ai pas pris une substance quelconque mais j’avais envie d’écrire tout ça pour le relire le jour où mon train partira juste devant moi, que je me ferai viser par un pigeon malade, que je perdrai un client ou qu’un dégât des eaux inondera ma salle de bains et que je devrai gérer avec l’incroyable hulk déguisé en grand-mère qui me sert de voisine de dessous…

Sur ce, je vous laisse, je vais aller gratter des Banco !

Moi quand l’épiphanie surgit…

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