Chronique d’un rangement impossible

Mon appart ne sera jamais rangé plus de 2h de suite. C’est le triste constat que j’ai fait ce week-end. Pas que je n’en ai pas envie, non, au contraire, mais il semblerait que je ne sache pas faire…

Ça a commencé quand je me suis rendu compte que ma plaquette de pilule arrivait à la fin et qu’il fallait donc que j’aille en chercher une nouvelle à la pharmacie. Et comme je suis certes bordélique mais néanmoins organisée et dotée d’une grande mémoire, je sais que mon médecin m’a donné une ordonnance. Tout le jeu à partir de là est de savoir où j’ai bien pu la ranger. Petit meuble de l’entrée : non. Tiroir du petit meuble de l’entrée où on range tous les papiers qu’il faudrait ranger mais on a la flemme : non. Table de chevet : non. Sac à main : non. Pile de papiers épars sur la cheminée : non. Enfin, si, mais seulement la 3eme fois que tu cherches et que tu te décides à trier les enveloppes vides que tu n’utiliseras jamais pour tes listes de courses, sois lucide ! Je l’ai donc retrouvée, tout va bien, mais quelle perte de temps ! Certes, la menteuse en moi se dit que ce temps perdu est très largement compensé par le temps gagné à ne pas ouvrir la chemise dédiée aux examens médicaux et autres ordonnances à chaque fois que j’en ai besoin. Mais si je suis totalement honnête, je sais que c’est faux.

Le temps perdu à ranger tout le bordel qui s’est accumulé juste par flemme, j’en suis bien consciente. « Où sont les ciseaux de la cuisine ? » « Je sais pas, t’as cherché dans le salon ? Dans la salle de bains ? Dans le tiroir des outils ? (oui, j’ai un tiroir à outils ! Et non, les ciseaux de cuisine ne rentrent pas dans cette catégorie) » Le tour de l’appart pour une paire de ciseaux, je sais bien que ce n’est pas normal.

Et ça peut toucher aussi bien ces petits objets du quotidien, que les papiers (mais là, ça se combine à ma phobie administrative) que des accumulations de plus long terme. Par exemple, si on me laisse faire, je suis de ceux qui laissent trainer leur valise pleine pendant quelques jours (semaines ? non, quand même pas) après être rentrés de vacances et qui vont venir picorer au fur et à mesure pour récupérer la trousse de toilette en priorité, puis les fringues qui te manquent, puis le magnet que tu as rapporté pour Brigitte de la compta qui les collectionne « parce que comme ça je peux voyager à chaque fois que j’ouvre mon frigo. Et ça me coûte rien en plus ! »

Mais, pire encore (oui, j’en suis consciente), il y a des boites, des tote-bags et des caisses en haut de mon armoire à vêtements (que j’ouvre donc chaque jour ! sauf pour les « naked Thursdays » évidemment) dont j’ignore même la contenance. Je sais que j’ai dû faire du tri à un moment, sûrement au moment du déménagement, que j’ai dû penser que ces affaires-là ne pouvaient pas être données, jetées ou vendues mais qu’elles n’étaient quand même pas assez importantes pour avoir une vraie place dans mon dressing ou dans mes placards. Et je l’entends cette petite voix moralisatrice qui voudrait que je prenne 2 heures de mon week-end pour trier tout cela mais j’arrive assez bien à l’ignorer et à trouver des choses jugées plus importantes avec lesquelles m’occuper.

Comme, par exemple, traîner sur les réseaux sociaux et regarder… des vidéos de gens qui rangent tout. Je suis comme fascinée par ces vidéos très mal montées et très mal jouées où tu apprends comment couper un bidon de lait pour en faire un porte-revue ou comment collectionner les rouleaux de PQ vides pour enrouler bien gentiment tous tes câbles d’appareil électroniques. Alors que c’est tellement plus simple de les laisser errer entre ton fauteuil et ta table basse… Ces vidéos, je peux en regarder tous les jours, revoir les mêmes astuces 15 fois (parce que, non, ils ne savent pas toujours se renouveler) et pourtant ne pas les appliquer. (en même temps, couper un bidon de lait ? vraiment ? ) Je refuse de me laisser manipuler ! Quelle force de caractère, n’est-ce pas ?

Bref, je suis bordélique, et pourtant, j’essaie vraiment que mon appart soit à peu près rangé tout le temps. Je pense que des elfes maléfiques viennent la nuit (et même le jour) déplacer le bouquin de ma table de nuit pour le mettre sur la table du salon ou même mettre tout plein de petits objets sur le meuble de l’entrée pour qu’on ne puisse même plus y poser nos clefs.

Sur ce, je vous laisse, je suis encore à la recherche d’un cadeau que j’avais acheté bien en avance pour ma mère, que j’avais caché et que je n’ai pas pu lui offrir ni à Noël ni à son anniversaire il y a quelques jours… Satanés elfes… (Pardon Maman, promis, je vais ranger et je te le retrouverai !)

Il y a toujours plus important que de vider sa valise…

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