Chronique de principe(s)

Grands ou pas, je suis pleine de principes. Pas uniquement ceux de tout le monde comme « On ne punit pas son enfant d’une ratatouille », merci Super Nanny. Non, des principes, un peu bizarres qui font que, parfois, et parfois souvent, quand j’en parle, on me regarde d’un œil mi-amusé mi-inquiet. Et ce, qu’on me connaisse bien ou pas. Le mâle avec qui je partage ma vie, notre appartement et sa voiture en est la preuve vivante. Il a beau m’aimer (enfin, je crois) et bien me connaître (enfin, je crois, bis), cela ne l’empêche pas de me jeter ce petit regard en coin par lequel il cherche plus à me faire croire que je suis vraiment bizarre que de vraiment me juger.

Par exemple, lorsqu’on mange devant la télé, ce qui arrive très régulièrement.

Je refuse de manger pendant les pubs ou les génériques si on est devant Netflix. (Cœur sur la touche « Passer l’introduction ») Oui, allez-y, jugez-moi mais je n’y peux rien. J’aime bien, si on a décidé de manger devant un film, que ça soit vraiment le cas. Je ne me suis pas mise devant la télé pour apprécier l’intrigue d’une pub Fleury Michon ou l’humour d’une pub Lidl (je suis bon public mais pas à ce point-là) Non, on a dit qu’on mangeait devant ce film, j’attends juste que ça commence, c’est du respect en fait. Et je vous vois venir à me dire que ça, ce n’est pas un principe, c’est un TOC. Mais non, parce que, si je voulais ou si j’étais en plus grand comité, je le ferais, je mangerais devant l’enchaînement Leclerc – Nana – Mercurochrome (le pansement des héros !). Je n’ai juste pas envie. Et ce même si j’ai le droit à chaque fois à l’œil du Mâle susmentionné.  Et quand je suis seule, il peut arriver que je choisisse mon programme pour le mettre en pause au tout début afin d’aller me faire à manger et de pouvoir commencer à manger chaud devant le programme. Vous voyez une fille folle, je vois de l’organisation…

Bon, j’ai quand même commencé par le plus lourd à avouer. Mais, il y en a d’autres, notamment pour tout ce qui touche aux vêtements. Là, c’est principes et compagnie.

Déjà, et je me suis rendue compte de ça en sortant mes affaires d’été de leur cachette (quel bonheur d’ailleurs, j’avais l’impression de faire du shopping sans dépenser) : pas de chaussures noires. Jamais. Oui, je sais, c’est un basique, ça va avec tout mais non, je refuse. Les chaussures, pour moi, c’est une grande partie du look, je ne veux pas en faire un accessoire « basique ». Il y a même des matins où je choisis mes vêtements en fonction des chaussures que j’ai envie de mettre…

Alors, oui, ça signifie que j’en ai quelques-unes (sauf des ballerines, n’exagérons pas) mais j’en prends bien soin et je les ressors d’une année à l’autre. D’ailleurs, alors que c’est moins mon truc, le principe de la couleur en accessoire s’applique aussi aux sacs à main. Là aussi, je vous vois m’imaginer tel un arc-en-ciel ambulant mais, à part quelques essais un peu difficiles à regarder à l’œil nu quand j’étais au lycée, je crois que je ne m’en sors pas trop mal.

Autre principe vestimentaire : on ne porte pas de collant entre le 1er mai et le 1er octobre. L’été indien n’est qu’une chanson dont tu n’arrives pas à te souvenir les paroles, c’est pareil. On met un pantalon, on attendra pour remettre une robe pull et un collant à motifs. Pareil si le mois de mai en vient à te faire douter du réchauffement climatique. (Note aux 1ers degrés : ceci est une touche d’humour, si tu es climato-sceptique, tu peux retourner sur les sites complotistes, je ne t’en voudrai pas.) Et là, quel plaisir de voir que je ne suis pas la seule à être aussi catégorique. Bon ok on est deux et il se trouve que c’est mon acolyte professionnelle mais quand même. Et puis, on n’a jamais voulu imposer ça à qui que ce soit, chacun.e fait comme il veut mais nous, c’est non. Parfois, ça te permet même d’être contente de voir le mois d’octobre arriver et ça, ce n’est pas donné à tout le monde.

Dernier principe vestimentaire (il n’y en avait donc pas tant que ça…) : le rangement sur l’étendoir à linge. Là, je sens le regard mi-saoulé mi… saoulé du dit Mâle. On ne fait pas ça n’importe comment. 1er niveau : les sous-vêtements, 2ème niveau : les T-shirts et autres hauts, 3ème niveau : les pantalons. Si on parle chiffons, torchons 2ème niveau et serviettes, 3ème. C’est comme ça, j’ai l’impression que ça sèchera mieux si c’est bien rangé. Et plus vite, surtout. Ce qui me permettra de virer – pour deux, trois jours – l’étendoir de ma chambre. En plus, c’est quand même plus facile à ranger si c’est bien organisé de base, non ? Bon, j’ai l’impression de me débattre en arguments douteux, je sens bien que celui-là tient plus du TOC que du principe…

Je dois certainement en avoir d’autres, qui sont tellement ancrés que je ne les vois même plus, que je les considère comme des comportements normaux mais là, la pub est finie, je vais pouvoir manger. Devant mon film et rien d’autre !

2 commentaires sur « Chronique de principe(s) »

  1. J’ai un principe aussi sur les chaussures : jamais blanches, il n’y a rien de plus ringard qu’une paire de chaussures blanches, surtout si c’est l’été, tellement prévisible… Pour l’étendoir, je crois que chacun a une technique différente et méprise celle des autres ! (Je mets des collants toute l’année parce que je déteste porter des pantalons…).

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